Soirée folle de rock bonbon!

Décoller les nuages

Plusieurs ne connaissaient pas Mordicus avant le passage du chanteur à la populaire émission La Voix. Encore là, la majorité n’avait aucune idée du groupe dans lequel il chantait. Bien qu’il ait marqué à sa façon les téléspectateurs avec sa voix aux sonorités rappelant Billie Joe de Green Day, Maxime Desrosiers devait refaire le travail de se faire découvrir. Cette fois, ce sont les spectateurs qu’il devait convaincre.

Mordicus fête ses 7 ans et avait la ferme intention de marquer sa présence. C’est avec le succès radiophonique Oh Maman que le groupe a commencé sa soirée. Énergique jusqu’à narguer de ses mimiques Mick Jaggeriennes, Maxime a le rock dans la peau. Sans peur et avec une certaine prétention, il se pavanait sur la scène comme de grandes vedettes du rock savent le faire. Est-ce que le son marquant des guitares a repoussé les nuages? Personne ne saurait le dire. Reste que pour une soirée qui s’annonçait pluvieuse, le groupe rock de Chicoutimi a eu le beau jeu de présenter son spectacle sans une onde de pluie.

Les Cause à effet, Lève le son, Et la Dj ainsi que la chanson officielle de l’édition 2017 du Festivoix, Amour révolution ont frappé de plein fouet là où le public les attendait. Le rock, ça fesse, comme dirait l’autre. Pour fesser, Mordicus fesse dans le tas! Ne restait qu’à espérer que l’énergie de la foule demeure pour l’entrée en scène du groupe principal et chouchou de la soirée.

Une entrée fracassante

Les Trois Accords savaient ce qu’ils faisaient lorsqu’en 1997, ils se sont lancés dans un style rock-pop humoristique. Avec des textes à l’emporte-pièce et des histoires rocambolesques, ils ont inscrit leur nom sur la courte liste des groupes à succès. Près de huit ans se sont écoulées depuis leur première apparition sur la scène du FestiVoix. La table était mise pour entendre chanter les nombreux vers d’oreille de ce quatuor se dirigeant avec élan vers le panthéon de la musique québécoise.

Des hits, des hits et encore des hits

Ouvrant énergiquement avec une succession de hits, Les Trois Accords ont efficacement façonné les spectateurs pour en faire sa grande chorale. Pas surprenant puisque les chansons étaient pratiquement connues entièrement par les jeunes, les moins jeunes et même les personnes plus âgées qui s’étaient entassées devant la scène. Ce sont enfilées les Caméra vidéo, Hawaïenne, Dans mon corps, Bamboula, J’aime ta grand-mère, St-Bruno, pour ne nommer que celles-là. Et c’est avec Grand champion, précédé par peu de la pluie intense par moment, que Simon Proulx, chanteur du mythique groupe, s’est exclamé : « c’est le temps de bouger, Trois-Rivières! » Nul besoin de vous expliquer que la magie a immédiatement opérée!

Une finale cuisinée à point!

Lorsqu’on fait affaire avec des artistes d’expérience, une organisation n’a pas vraiment de doute quant à sa capacité à interagir avec le public, à quelques exceptions près. Les Trois Accords font partie des mises garanties et ils l’ont démontré avec panache (comme ils le disent si bien dans la chanson Vraiment beau). Autant l’enchaînement des pièces était parfaite, autant les interventions magiques et pratiquement insensées de Simon tombaient dans le ton. Et c’est avec une suite de hits (encore) qu’ils ont créé un effet monstre chez les spectateurs qui en redemandaient encore, et ce, malgré l’impact de plus en plus marquant des gouttes de pluie. « Encore, encore, encore! » Sans attendre de se laisser désirer, ils sont revenus sur scène et ont brillamment laissé chanter la foule pour la toute dernière chanson de la soirée sur leur succès retentissant qu’est devenu Saskatchewan depuis sa sortie en 2002. Finale parfaite, public conquis, en attente du prochain rendez-vous avec ces hurluberlus au talent exceptionnel qui transforment d’or toutes les notes qu’ils touchent.

 

Texte par Kaven Brassard

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