Une soirée de douce nostalgie

Par Geneviève Verreault – Je rentre d’une soirée pleine de magie. J’ai le cœur rempli de bonheur. J’étais bien heureuse de me rendre au spectacle d’Isabelle Boulay. J’avais hâte de l’entendre chanter le répertoire, les mots de Serge Reggiani. J’ai grandi avec les chanteurs français. Leurs chansons ont bercé mon enfance. J’ai appris à les aimer. J’ai eu le bonheur d’assister au spectacle en compagnie de ceux qui m’ont initiée à la chanson française, mes parents. Je me sens à nouveau ce soir, la petite jeune dans une mer de têtes blanches. Ça me rappelle qu’il y a quelques années alors que j’assistais à un spectacle de Michel Fugain, je me suis fait demandée comment ça se faisait qu’une petite jeune aimait Michel Fugain.

J’ai le cœur léger, mon imprévu irritant est réglé. Il y a beaucoup de monde. Je me sens un peu collée sur les autres mais je m’y fais. Le spectacle commence avec une voix masculine qui chante un extrait de chanson. Je crois que c’est peut-être la voix de Serge Reggiani. Mes parents me disent que ce n’est pas sa voix. J’aime beaucoup l’ouverture du spectacle. Je n’ai pas d’oreille musicale et les voix de différents chanteurs ou chanteuses s’entremêlent parfois dans ma tête. Isabelle Boulay apparaît et se met à chanter une chanson de Serge Reggiani. C’est tellement beau. Je me laisse envoûtée, bercée. La foule est silencieuse. Ça m’aide à me concentrer sur le spectacle. Il y a des chansons que je reconnais comme « L’Italien » et plusieurs que je découvre comme « Ma solitude », « Ma fille » « Le déjeuner au Soleil ». Une chanson de Georges Moustaki se mêle à celles de Reggiani. J’aime qu’Isabelle nous raconte comment elle est tombée en amour avec Serge Reggiani et son œuvre. J’apprends que Serge Reggiani était aussi un acteur. Isabelle nous dit qu’elle va essayer de ne pas trop parler, mais je trouve qu’elle parle beaucoup. Lors d’une de ses interventions, je me demande pourquoi les gens rient. Il y a un point d’interrogation qui a dû apparaître sur mon visage. Elle nous raconte entre deux chansons que son fils lui a dit qu’elle a des cicatrices. Ça me prend du temps à comprendre que ce sont des rides. J’apprécie qu’Isabelle nous partage des anecdotes de la vie de Serge Reggiani comme celle où il a demandé à un ami, Jean-Loup Labadie, de lui écrire des chansons dans un délai de deux semaines. Cela a fait naître la très belle chanson « Le Petit Garçon ». Je suis heureuse de reconnaître « Il suffirait de presque rien », une de mes chansons coup de cœur de Serge Reggiani. À voir les réactions des spectateurs, je ne suis pas la seule à aimer cette chanson. Ça m’a touché qu’Isabelle ait accepté de chanter une chanson qui représentait un défi pour elle, pour faire plaisir à son pianiste Benoît Sarrasin, le remercier d’avoir accepté de l’accompagner dans une tournée au début de sa carrière. Cette chanson a été un de mes coups de cœurs de la soirée mais je n’arrive malheureusement pas à me souvenir du titre. C’est mon impression mais j’ai la sensation que Serge Reggiani parle souvent d’amour impossible dans ces chansons. C’est le sens que j’ai donné à quelques chansons. Le spectacle se termine et j’ai la tête et le cœur remplis de mots qui m’ont fait vibrer. Je quitte tranquillement la scène Les Voix Multiples. C’est maintenant le temps d’aller m’amuser au spectacle des Cowboys Fringants. De belles rencontres m’attendent, se dévoilent à moi dans le détour. Elles mettent de la joie dans mon cœur et rendent cette soirée inoubliable.

Geneviève Verreault


Avec mes yeux d’autiste.

Geneviève VerreaultJe suis une passionnée de l’écriture âgée de 40 ans. Je suis depuis presque trois ans chroniqueuse pour le BulleTED, le journal d’Autisme Mauricie, et c’est la troisième année que je suis blogueuse pour le Festivoix. C’est d’ailleurs par un texte qu’a commencé ma belle aventure avec Autisme Mauricie. Eh! Oui!, je suis une personne autiste mais avant tout une personne humaine. C’est à travers mes yeux d’autiste que je vais vous faire vivre le Festivoix. Je vais vous faire rentrer un peu dans le monde de l’autisme. Le mot autiste rime souvent avec une personne qui a un don en musique. Ce n’est pas mon cas. Je n’ai aucune oreille musicale. J’espère vous faire, faire de belles découvertes et vous faire partager les émotions qui m’habitent durant une soirée au Festivoix.

 

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